Comment tirer son épingle du jeu sans événements en temps de pandémie

Actuellement, beaucoup de dirigeants d’OBNL se demandent comment joindre les deux bouts sans leurs traditionnels événements philanthropiques. Pendant des années, ils ont compté sur le marketing expérientiel pour générer de précieux revenus mais la pandémie met à mal ce type stratégie. 

Il est temps d’être créatif et de trouver des alternatives intéressantes pour rejoindre les donateurs !

Au-delà de l’altruisme, créer un sens de la communauté

Personne n’aime vraiment les pochettes-cadeaux, les stylos ou les logos autocollants. C’est encore plus vrai maintenant. La création de sens est au cœur de l’altruisme. C’est le sentiment intime que nous participons à quelque chose de plus grand que nous, et que nous pouvons « seul et ensemble » aider quelqu’un dans le besoin. Ce sentiment est universel. En ces temps incertains, même les donateurs sont en quête de sécurité et de réconfort. Ils font partie intégrante de la communauté d’un OBNL et ce sentiment est important pour eux. Ce n’est pas le moment de leur donner des babioles. Les organismes doivent puiser dans leur précieux réservoir d’expertise et nourrir ce sentiment d’appartenance. 

Si vous travaillez dans le secteur de la santé, songez à offrir des webinaires donnés par des médecins ou d’autres soignants professionnels. Si vous œuvrez auprès des enfants, vous pourriez offrir des webinaires aux parents qui cherchent des conseils. Un organisme en sécurité alimentaire pourrait accueillir une discussion en ligne sur la nutrition ou des cours de cuisine. Utilisez votre expertise et offrez réconfort et bien-être alors que ces « denrées réconfortantes » semblent momentanément rarissimes.   

Un de nos clients, Geordie Theatre, a présenté une séance de cinéma virtuelle via Hoovie et a ainsi rejoint un plus vaste public. Cette idée a permis de générer des revenus en remplaçant avantageusement des performances sur scène difficilement présentables dans un contexte de restrictions sanitaires toujours changeantes. Les événements virtuels d’activité physique comme « La Virée Rose » sont également en hausse. Dans ce cas, il s’agit d’une campagne estivale de collecte de fonds de pair-à-pair réalisée à partir de la maison pour la Fondation québécoise du cancer du sein. 

Beaucoup de gens soutiennent des événements de collecte de fonds dans le but de faire du réseautage. Votre organisme doit songer à ce que vous pouvez offrir même si les participants ne peuvent pas se réunir en personne. Chaque organisme a quelque chose à offrir. Il faut d’abord organiser un remue-méninges digne de ce nom au sein de votre équipe élargie.  

Exercices pour alimenter un brainstorming virtuel

Voici un exercice qui aidera à faire jaillir les idées. 

Nous vous recommandons de faire appel à autant de participants que possible au sein de votre équipe grâce à la vidéoconférence. Pensez à inviter d’autres personnes que celles responsables de la collecte de fonds. Plus l’expertise est variée, meilleur est le brassage d’idées. Si vous pouviez aussi réunir un ou deux membres du conseil ou des bénévoles, ce serait encore mieux. Si vous connaissez un fidèle participant à vos événements, songez à l’inviter aussi. Tous ces gens seraient honorés de contribuer à trouver des solutions. 

Une fois organisée la réunion virtuelle, envoyez une note pour les inciter à réfléchir à des idées d’événements virtuels ou d’activités alternatives. Chacun devrait arriver bien préparé à la réunion avec une ou deux idées à partager.

Lors de la vidéoconférence, demandez à chaque participant de partager sa réflexion et désignez un secrétaire utilisant PowerPoint ou Google Slides. C’est une façon de bien collaborer avec le groupe. 

Prenez quelques minutes pour examiner et discuter de chaque proposition. Ensuite, faites voter les personnes sur leur idée favorite. Le but est de retenir trois idées excitantes. 

Créez une diapo par idée avec une colonne pour les avantages et une autre pour les inconvénients. Discutez de la faisabilité de chaque idée, puis retenez la meilleure.  

À partir de là, les personnes concernées pourront établir un plan d’action autour de la meilleure idée. 

Assurez-vous de partager le plan d’action avec le groupe de réflexion de façon à ce qu’il puisse voir les fruits de son travail. Après, n’oubliez pas de partager les résultats de l’activité. 

Comment ça va ? Sondez vos donateurs et les anciens participants

Les habitudes de vie de tout le monde ont changé au cours des six derniers mois. Il est important de rester en contact avec les personnes clés de votre organisme et de comprendre leurs attentes. Pour certains, la pandémie et la sécurité d’emploi signifient moins de voyages, moins de sorties au restaurant, moins de visites au café du coin et possiblement un peu plus d’argent à la fin du mois. Songez à demander à vos donateurs de partager ce qu’ils ont économisé en essence au cours des derniers mois et d’en faire don à votre organisme. Utilisez les médias sociaux pour faire voter vos participants et obtenir du feedback. Impliquez vos donateurs et ils se sentiront davantage liés à votre organisme. 

Demandez de l’aide

Vos bénévoles sont courageux. Bon nombre d’entre eux recherchent une manière de s’impliquer dans votre cause. Si vous aviez déjà prévu un gala de 150 personnes et qu’il a été annulé, vous pourriez proposer à 10 bénévoles de donner six heures de leur temps pour appeler des invités et approfondir les liens. Notre premier réflexe est d’utiliser le courriel et les médias sociaux et nous oublions souvent la valeur d’un simple appel téléphonique. 

Les expériences partagées créent des molécules de bonheur ! 

Il est impératif de développer du contenu et des activités en ligne intéressants. Il y a beaucoup d’activités en ligne, mais la recherche suggère que le « temps d’écran lui-même n’est pas un facteur déterminant. C’est plutôt le contenu que nous choisissons de consommer qui pourrait avoir un impact positif sur notre bien-être psychologique. »  Lisez cet excellent article sur la façon dont la pandémie de COVID-19 a changé la consommation média par génération. Il vous aidera à choisir quel contenu partager avec chacun de vos publics.  

Au milieu des difficultés se trouve la solution

La dure réalité est que vous devrez sans doute accepter une baisse de revenus à court terme. Mais il est essentiel de rester connectés à vos donateurs et à vos supporteurs assez longtemps pour « passer à travers » la pandémie. Votre organisme sera forcé de diversifier ses stratégies de collecte de fonds et c’est en soi une bonne chose ! Vous pourriez devoir laisser tomber des activités qui ne génèrent pas assez de revenus, une question sensible dont personne ne voulait parler avant la pandémie… Il est temps de discuter de ces stratégies désuètes avec votre conseil et de faire le point sur certains événements compliqués à organiser en termes de ressources et probablement peu rentables.  Bref, il est temps d’innover. 

Si vous avez besoin d’aide pour organiser votre brainstorming virtuel, ou repenser vos stratégies et vos communications, contactez Phil.  Nous serons heureux de vous aider.

 

Previous

Next