{"id":15505,"date":"2018-12-10T15:07:48","date_gmt":"2018-12-10T15:07:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.phil.ca\/?p=15505\/"},"modified":"2019-10-31T20:21:06","modified_gmt":"2019-10-31T20:21:06","slug":"renforcer-les-capacites-crucial-pour-la-mission","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/phil.ca\/fr\/renforcer-les-capacites-crucial-pour-la-mission\/","title":{"rendered":"Renforcer les capacit\u00e9s : crucial pour la mission"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><em>Article original par Simon Lord<\/em><br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.lesaffaires.com\/dossier\/philanthropie-pour-un-secteur-en-sante\/renforcer-les-capacites--crucial-pour-la-mission\/606545\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>Les Affaires, \u00e9dition du 24 Novembre 2018<\/em><\/a><\/p>\n<p>Le renforcement des capacit\u00e9s (capacity building) n&rsquo;est pas un concept nouveau en philanthropie, mais il promet de devenir un enjeu de plus en plus important pour les organismes \u00e0 but non lucratif (OBNL). Faire des dons ou offrir de la formation pour soutenir les op\u00e9rations, plut\u00f4t que les programmes, aide ultimement les OBNL \u00e0 mieux remplir leur mission et \u00e0 cro\u00eetre de fa\u00e7on strat\u00e9gique.<\/p>\n<p>Traditionnellement, dans le monde de la philanthropie, les donateurs offrent de l&rsquo;argent aux OBNL pour soutenir un programme ou un projet. Le don est toutefois souvent conditionnel \u00e0 ce que l&rsquo;organisme ne d\u00e9pense pas plus qu&rsquo;une certaine fraction de ce montant en charges administratives, disons 10 % ou 12 %. \u00abLe probl\u00e8me, c&rsquo;est que l&rsquo;on se rend bien compte au fil des ans que c&rsquo;est insuffisant. Pour faire avancer un organisme, il faut payer des salaires, un toit, de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9\u00bb, explique Kim Fuller, sp\u00e9cialiste en marketing pour les organismes \u00e0 but non lucratif chez Phil Communications.<\/p>\n<p>Comme les entreprises, les OBNL doivent \u00e9galement investir dans leur bonne gouvernance et dans la formation de leurs employ\u00e9s, le raisonnement \u00e9tant que si le personnel ou le directeur g\u00e9n\u00e9ral n&rsquo;a pas les bonnes comp\u00e9tences, l&rsquo;argent risque d&rsquo;\u00eatre moins bien investi, et donc de faire moins de chemin.<\/p>\n<p>D&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;importance du renforcement des capacit\u00e9s, surtout \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le rythme du changement s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re. Les exigences de transparence et de reddition de compte, par exemple, sont toujours plus strictes, ce qui alourdit la charge de travail et demande plus de connaissances et de comp\u00e9tences. Demander aux organismes d&rsquo;y arriver en ne consacrant pas plus que 10 % ou 12 % de leur budget aux t\u00e2ches administratives n&rsquo;est donc pas r\u00e9aliste, juge Mme Fuller. \u00abPlusieurs fondations d\u00e9sirent que les OBNL am\u00e9liorent leurs op\u00e9rations, mais qu&rsquo;elles ne le fassent pas avec leur argent \u00e0 elles, dit-elle. Sauf que l&rsquo;argent ne tombe pas du ciel. Les organismes ont besoin plus que jamais du renforcement des capacit\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4>Un probl\u00e8me mieux reconnu<\/h4>\n<p>Le renforcement des capacit\u00e9s peut prendre plusieurs formes et viser diff\u00e9rents objectifs. Certaines fondations font, par exemple, des dons pour permettre \u00e0 un organisme de refaire son logo, de d\u00e9velopper un nouveau processus ou de mettre en place une nouvelle formule d&rsquo;\u00e9valuation. D&rsquo;autres offrent un accompagnement et de la formation pour aider les OBNL \u00e0 mieux vivre dans le monde num\u00e9rique, comme des cours sur les r\u00e9seaux sociaux, ou des cours visant \u00e0 leur enseigner comment am\u00e9liorer leurs outils de communication web ou comment int\u00e9grer \u00e0 leur site web une plateforme de transaction pour accepter les dons en ligne.<\/p>\n<p>Les fondations McConnell et J. Armand Bombardier sont reconnues dans le domaine du renforcement des capacit\u00e9s.<\/p>\n<p>Ode Belzile, la directrice des activit\u00e9s philanthropiques \u00e0 la Fondation J. Armand Bombardier, reconna\u00eet que les OBNL, surtout ceux de petite ou de moyenne taille, ont peu de ressources \u00e0 allouer \u00e0 la formation. \u00abDe plus en plus de fondations commencent \u00e0 le reconna\u00eetre et \u00e0 donner leur soutien, dit-elle. C&rsquo;est important pour les organismes d&rsquo;arr\u00eater d&rsquo;\u00e9teindre des feux \u00e0 l&rsquo;interne et de parler aux autres, de continuer d&rsquo;apprendre.\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4>Partage et accompagnement<\/h4>\n<p>C&rsquo;est pourquoi, au-del\u00e0 des dons qu&rsquo;elle fait, la Fondation J. Armand Bombardier propose \u00e9galement son <a href=\"http:\/\/www.fondationbombardier.ca\/philagora\/philagora-objectifs\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">programme Philagora<\/a>, qu&rsquo;elle a lanc\u00e9 en 2011. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une s\u00e9rie de formations, d&rsquo;ateliers, d&rsquo;activit\u00e9s interactives, de conf\u00e9rences et d&rsquo;activit\u00e9s de r\u00e9seautage ouverts \u00e0 tout le secteur sans but lucratif qui vise \u00e0 permettre aux organismes d&rsquo;apprendre, de se d\u00e9velopper et de partager leurs savoirs et leurs exp\u00e9riences entre elles. Les th\u00e8mes et sujets abord\u00e9s au cours des activit\u00e9s sont diff\u00e9rents chaque ann\u00e9e et d\u00e9pendent des enjeux du moment et des int\u00e9r\u00eats des OBNL. Ils vont du financement \u00e0 la gouvernance en passant par les innovations sociales et la reddition de compte.<\/p>\n<p>De janvier \u00e0 mai 2019, par exemple, les sujets abord\u00e9s seront divers : l&rsquo;Impact gaps canvas, un outil visant \u00e0 cartographier le paysage d&rsquo;un enjeu pour mieux trouver des pistes de solutions ; la commandite ; les ressources humaines et la diversit\u00e9 ; et le storytelling.<\/p>\n<p>La Fondation J. Armand Bombardier propose aussi, depuis 2014, La Cohorte, une initiative qui consiste \u00e0 organiser des rencontres entre une dizaine de directeurs g\u00e9n\u00e9raux d&rsquo;organismes dans le but de leur permettre d&rsquo;\u00e9changer, de discuter et d&rsquo;\u00e9vacuer leur trop-plein dans le but d&rsquo;apprendre et de s&rsquo;inspirer les uns des autres.<\/p>\n<p>Une initiative dont les retomb\u00e9es ont surpris ses organisateurs, admet Mme Belzile. \u00abNous avions sous-estim\u00e9 l&rsquo;isolement que vivent les directeurs g\u00e9n\u00e9raux. Pouvoir discuter avec un groupe de pairs, dans un espace de confiance, leur a permis, de leurs propres aveux, et m\u00eame de ceux de leur \u00e9quipe, de g\u00e9n\u00e9rer de nouvelles id\u00e9es et d&rsquo;am\u00e9liorer la posture de leur organisme.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article original par Simon Lord Les Affaires, \u00e9dition du 24 Novembre 2018 Le renforcement des capacit\u00e9s (capacity building) n&rsquo;est pas un concept nouveau en philanthropie, mais il promet de devenir un enjeu de plus en plus important pour les organismes \u00e0 but non lucratif (OBNL). Faire des dons ou offrir de la formation pour soutenir les op\u00e9rations, plut\u00f4t que les programmes, aide ultimement les OBNL \u00e0 mieux remplir leur mission et \u00e0 cro\u00eetre de fa\u00e7on strat\u00e9gique. Traditionnellement, dans le monde de la philanthropie, les donateurs offrent de l&rsquo;argent aux OBNL pour soutenir un programme ou un projet. Le don est toutefois souvent conditionnel \u00e0 ce que l&rsquo;organisme ne d\u00e9pense pas plus qu&rsquo;une certaine fraction de ce montant en charges administratives, disons 10 % ou 12 %. \u00abLe probl\u00e8me, c&rsquo;est que l&rsquo;on se rend bien compte au fil des ans que c&rsquo;est insuffisant. Pour faire avancer un organisme, il faut payer des salaires, un toit, de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9\u00bb, explique Kim Fuller, sp\u00e9cialiste en marketing pour les organismes \u00e0 but non lucratif chez Phil Communications. Comme les entreprises, les OBNL doivent \u00e9galement investir dans leur bonne gouvernance et dans la formation de leurs employ\u00e9s, le raisonnement \u00e9tant que si le personnel ou le directeur g\u00e9n\u00e9ral n&rsquo;a pas les bonnes comp\u00e9tences, l&rsquo;argent risque d&rsquo;\u00eatre moins bien investi, et donc de faire moins de chemin. D&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;importance du renforcement des capacit\u00e9s, surtout \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le rythme du changement s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re. Les exigences de transparence et de reddition de compte, par exemple, sont toujours plus strictes, ce qui alourdit la charge de travail et demande plus de connaissances et de comp\u00e9tences. Demander aux organismes d&rsquo;y arriver en ne consacrant pas plus que 10 % ou 12 % de leur budget aux t\u00e2ches administratives n&rsquo;est donc pas r\u00e9aliste, juge Mme Fuller. \u00abPlusieurs fondations d\u00e9sirent que les OBNL am\u00e9liorent leurs op\u00e9rations, mais qu&rsquo;elles ne le fassent pas avec leur argent \u00e0 elles, dit-elle. Sauf que l&rsquo;argent ne tombe pas du ciel. Les organismes ont besoin plus que jamais du renforcement des capacit\u00e9s.\u00bb &nbsp; Un probl\u00e8me mieux reconnu Le renforcement des capacit\u00e9s peut prendre plusieurs formes et viser diff\u00e9rents objectifs. Certaines fondations font, par exemple, des dons pour permettre \u00e0 un organisme de refaire son logo, de d\u00e9velopper un nouveau processus ou de mettre en place une nouvelle formule d&rsquo;\u00e9valuation. D&rsquo;autres offrent un accompagnement et de la formation pour aider les OBNL \u00e0 mieux vivre dans le monde num\u00e9rique, comme des cours sur les r\u00e9seaux sociaux, ou des cours visant \u00e0 leur enseigner comment am\u00e9liorer leurs outils de communication web ou comment int\u00e9grer \u00e0 leur site web une plateforme de transaction pour accepter les dons en ligne. Les fondations McConnell et J. Armand Bombardier sont reconnues dans le domaine du renforcement des capacit\u00e9s. Ode Belzile, la directrice des activit\u00e9s philanthropiques \u00e0 la Fondation J. Armand Bombardier, reconna\u00eet que les OBNL, surtout ceux de petite ou de moyenne taille, ont peu de ressources \u00e0 allouer \u00e0 la formation. \u00abDe plus en plus de fondations commencent \u00e0 le reconna\u00eetre et \u00e0 donner leur soutien, dit-elle. C&rsquo;est important pour les organismes d&rsquo;arr\u00eater d&rsquo;\u00e9teindre des feux \u00e0 l&rsquo;interne et de parler aux autres, de continuer d&rsquo;apprendre.\u00bb &nbsp; Partage et accompagnement C&rsquo;est pourquoi, au-del\u00e0 des dons qu&rsquo;elle fait, la Fondation J. Armand Bombardier propose \u00e9galement son programme Philagora, qu&rsquo;elle a lanc\u00e9 en 2011. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une s\u00e9rie de formations, d&rsquo;ateliers, d&rsquo;activit\u00e9s interactives, de conf\u00e9rences et d&rsquo;activit\u00e9s de r\u00e9seautage ouverts \u00e0 tout le secteur sans but lucratif qui vise \u00e0 permettre aux organismes d&rsquo;apprendre, de se d\u00e9velopper et de partager leurs savoirs et leurs exp\u00e9riences entre elles. Les th\u00e8mes et sujets abord\u00e9s au cours des activit\u00e9s sont diff\u00e9rents chaque ann\u00e9e et d\u00e9pendent des enjeux du moment et des int\u00e9r\u00eats des OBNL. Ils vont du financement \u00e0 la gouvernance en passant par les innovations sociales et la reddition de compte. De janvier \u00e0 mai 2019, par exemple, les sujets abord\u00e9s seront divers : l&rsquo;Impact gaps canvas, un outil visant \u00e0 cartographier le paysage d&rsquo;un enjeu pour mieux trouver des pistes de solutions ; la commandite ; les ressources humaines et la diversit\u00e9 ; et le storytelling. La Fondation J. Armand Bombardier propose aussi, depuis 2014, La Cohorte, une initiative qui consiste \u00e0 organiser des rencontres entre une dizaine de directeurs g\u00e9n\u00e9raux d&rsquo;organismes dans le but de leur permettre d&rsquo;\u00e9changer, de discuter et d&rsquo;\u00e9vacuer leur trop-plein dans le but d&rsquo;apprendre et de s&rsquo;inspirer les uns des autres. Une initiative dont les retomb\u00e9es ont surpris ses organisateurs, admet Mme Belzile. \u00abNous avions sous-estim\u00e9 l&rsquo;isolement que vivent les directeurs g\u00e9n\u00e9raux. 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