{"id":51800,"date":"2019-11-14T21:08:02","date_gmt":"2019-11-14T21:08:02","guid":{"rendered":"https:\/\/phil.ca\/?p=51800"},"modified":"2019-11-27T14:19:30","modified_gmt":"2019-11-27T14:19:30","slug":"philanthropie-le-systeme-est-brise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/phil.ca\/fr\/philanthropie-le-systeme-est-brise\/","title":{"rendered":"Le syst\u00e8me philanthropique est \u00e0 revoir"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lettre ouverte de Kim Fuller, pr\u00e9sidente de Phil, publi\u00e9e dans <a href=\"https:\/\/www.lapresse.ca\/debats\/opinions\/201911\/23\/01-5250973-le-systeme-philanthropique-est-a-revoir.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">La Presse le 24 novembre 2019<\/a><\/strong><\/p>\n<p>Il y a maintenant 20 ans, j\u2019ai lanc\u00e9 l\u2019agence Phil destin\u00e9e exclusivement aux organismes \u00e0 but non lucratif (OBNL). D\u00e9j\u00e0 ! Vingt ann\u00e9es \u00e0 me d\u00e9dier \u00e0 de tr\u00e8s nombreuses causes et \u00e0 tenter de faire \u2014 \u00e0 ma fa\u00e7on \u2014 une diff\u00e9rence dans ce qui est aujourd\u2019hui devenu une grande industrie. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, je me souviens qu\u2019il fallait user de beaucoup de r\u00e9silience, car on ne cessait de me r\u00e9p\u00e9ter \u201cque tu ne peux pas gagner ta vie \u00e0 desservir le secteur philanthropique\u201d. Aujourd\u2019hui, les voix se sont multipli\u00e9es pour reconna\u00eetre l\u2019importance du secteur philanthropique, tant sur le plan local qu\u2019\u00e0 l\u2019international, mais force est de constater que, malheureusement, le syst\u00e8me en entier est bris\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>L\u2019information se fait rare<\/strong><\/h3>\n<p>D\u2019abord, il va sans dire que nous accusons un d\u00e9ficit majeur d\u2019informations entre les donateurs et les r\u00e9cipiendaires de fonds. Il est tr\u00e8s complexe de cerner avec efficacit\u00e9 de quels \u00e9l\u00e9ments les organismes ont besoin pour r\u00e9ussir, se tailler une place dans l\u2019univers philanthropique et faire une diff\u00e9rence. Nous manquons cruellement d\u2019informations \u00e0 ce sujet et cela n\u2019aide en rien \u00e0 la transparence que nous exigeons d\u2019eux, en retour, notamment sur les ressources n\u00e9cessaires \u00e0 leur fonctionnement ainsi qu\u2019un cadre clair de gestion de ces organismes. \u00c0 ce sujet, nous avons besoin de statistiques pr\u00e9cises qui seront grandement utiles afin de cerner efficacement les besoins et balises de ces OBNL.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Philanthropie: Une petite industrie?<\/strong><\/h3>\n<p>Selon un r\u00e9cent sondage men\u00e9 par la firme L\u00e9ger, 5 Qu\u00e9b\u00e9cois sur 10 font des dons. En combinant les dons d\u00e9clar\u00e9s et non d\u00e9clar\u00e9s en 2018, la moyenne de don au Qu\u00e9bec s\u2019\u00e9levait \u00e0 224 $ par ann\u00e9e. Une \u00e9tude titrait \u00e9galement, il y a quelques semaines, que le secteur philanthropique repr\u00e9sentait une plus grande part du PIB canadien que le secteur p\u00e9trolier et gazier. Et pourtant, on ne semble pas se pr\u00e9occuper d\u2019encadrer les pratiques li\u00e9es au secteur de la philanthropie, pr\u00e9f\u00e9rant tra\u00eener les vieux mythes d\u2019un secteur qui est g\u00e9r\u00e9 par des b\u00e9n\u00e9voles. Il est grandement temps que l\u2019on se questionne \u00e0 savoir s\u2019il ne serait pas tout \u00e0 fait juste de mettre sur pied un minist\u00e8re qu\u00e9b\u00e9cois de la philanthropie et d\u2019en encadrer les pratiques. D\u2019autre part, il est primordial que le gouvernement qu\u00e9b\u00e9cois se dote d\u2019un plan afin de reconna\u00eetre officiellement les organismes \u00e0 but non lucratif et d\u2019\u00e9tablir des incitatifs pour le public \u00e0 donner davantage. Ainsi, la responsabilit\u00e9 sociale devrait \u00eatre partag\u00e9e entre les individus, les entreprises, les OBNL et les paliers gouvernementaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>La philanthropie comme culture d\u2019entreprise?<\/strong><\/h3>\n<p>J\u2019ai pass\u00e9 les vingt derni\u00e8res ann\u00e9es de ma carri\u00e8re \u00e0 marteler l\u2019importance pour les organisations de se doter d\u2019une culture philanthropique forte. Pourtant, de tr\u00e8s grandes entreprises font encore pi\u00e8tre figure \u00e0 ce sujet et tardent \u00e0 jeter les balises claires d\u2019une culture philanthropique qui serait profitable pour l\u2019ensemble des parties prenantes \u00e0 leur organisation. Je ne parle pas ici de motiver un paternalisme corporatif contr\u00f4l\u00e9 par les grandes organisations, mais plut\u00f4t \u00e0 d\u00e9velopper une planification claire, chiffr\u00e9e et visionnaire de ce que repr\u00e9sente -pour eux- une culture philanthropique forte. Nous en sommes, actuellement, loin de l\u00e0. Trop souvent, l\u2019investissement social n\u2019est pas au coeur de la strat\u00e9gie d\u2019entreprise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Quantifier le bonheur<\/strong><\/h3>\n<p>J\u2019ai souvent \u00e9t\u00e9 \u00e9branl\u00e9e de constater \u00e0 quel point de nombreux organismes \u00e0 but non lucratif voient leurs demandes de financement \u00eatre refus\u00e9es et perdent de nombreuses opportunit\u00e9s, car il est impossible pour les bailleurs de fonds de \u201cquantifier\u201d et mesurer l\u2019impact du travail effectu\u00e9 au sein de cet organisme. Et les exemples pleuvent. Un OBNL oeuvrant \u00e0 cr\u00e9er le bonheur chez les enfants ou \u00e0 leur permettre de passer du temps de qualit\u00e9 en famille peut potentiellement risquer de voir sa demande de financement \u00eatre refus\u00e9e. Pourquoi? Parce qu\u2019il est impossible de \u201cquantifier le bonheur\u201d. Cette mesure n\u2019entre dans aucune case \u00e0 cocher. \u00cates-vous en mesure de me dire de quelle fa\u00e7on nous pouvons quantifier le bonheur? Les crit\u00e8res de financement ne correspondent pas \u00e0 la mission de tr\u00e8s nombreux OBNL et cela doit changer. Nous devons imp\u00e9rativement revoir les mesures d\u2019impact.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>La gouvernance: Un peu de rigueur!<\/strong><\/h3>\n<p>Apr\u00e8s deux d\u00e9cennies \u00e0 conseiller de nombreux organismes \u00e0 but non lucratif, il va sans dire que la communication avec les conseils d\u2019administration n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 de tout repos. Les responsables? Tr\u00e8s souvent les C.A. eux-m\u00eames! Les conseils d\u2019administration ne sont pas assez effectifs ou inform\u00e9s sur les enjeux r\u00e9els touchant l\u2019organisation et ont souvent tendance \u00e0 offrir une confiance aveugle \u00e0 la direction g\u00e9n\u00e9rale mise en place, les structures de gouvernance n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 revues depuis de nombreuses ann\u00e9es. Comment soutenir ou former les administrateurs \u00e0 devenir plus imputables de leurs d\u00e9cisions? La gouvernance devrait \u00eatre en harmonie avec la direction g\u00e9n\u00e9rale afin d\u2019accomplir la mission de l\u2019organisation. Ceci dit, je c\u00f4toie chaque jour des administrateurs absolument comp\u00e9tents et d\u00e9vou\u00e9s, loin de moi l\u2019id\u00e9e de vouloir g\u00e9n\u00e9raliser.<\/p>\n<p>Il est primordial de pr\u00e9parer les conseils d\u2019administration pour les d\u00e9cisions, puisqu\u2019ils sont responsables de la vision et ont le devoir de r\u00e9duire le risque financier au meilleur de leurs comp\u00e9tences. Ces m\u00eames C.A. devraient \u00e9galement avoir l\u2019obligation de s\u2019auto-\u00e9valuer afin de s\u2019assurer que les administrateurs en place soient les mieux plac\u00e9s pour aller recruter le talent n\u00e9cessaire \u00e0 la gestion de l\u2019OBNL et, ainsi, assurer la p\u00e9rennit\u00e9 de l\u2019organisme. Par contre, les guerres d\u2019\u00e9go entre les administrateurs et les directeurs g\u00e9n\u00e9raux sont plus souvent le sujet de l\u2019heure que les enjeux r\u00e9els touchant la r\u00e9ussite de nombreuses initiatives philanthropiques. Il nous faut prendre un important virage collectif et initier les changements qui permettront de \u201cr\u00e9parer le syst\u00e8me\u201d.<\/p>\n<p>En collaboration avec <em>Sector3Insights<\/em> et <em>CanadaDon<\/em>, nous avons lanc\u00e9 une grande \u00e9tude qui permettra aux OBNL de comprendre plus pr\u00e9cis\u00e9ment les enjeux du secteur philanthropique et de les supporter dans l\u2019am\u00e9lioration de leurs processus organisationnels et de financement. Nous travaillons quotidiennement avec bon nombre d\u2019organismes qui, chaque jour, ont \u00e0 coeur de faire plus et mieux. Bien que le \u201csyst\u00e8me\u201d soit \u00e0 revoir, soyons fiers de ceux et celles qui prennent action.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lettre ouverte de Kim Fuller, pr\u00e9sidente de Phil, publi\u00e9e dans La Presse le 24 novembre 2019 Il y a maintenant 20 ans, j\u2019ai lanc\u00e9 l\u2019agence Phil destin\u00e9e exclusivement aux organismes \u00e0 but non lucratif (OBNL). D\u00e9j\u00e0 ! Vingt ann\u00e9es \u00e0 me d\u00e9dier \u00e0 de tr\u00e8s nombreuses causes et \u00e0 tenter de faire \u2014 \u00e0 ma fa\u00e7on \u2014 une diff\u00e9rence dans ce qui est aujourd\u2019hui devenu une grande industrie. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, je me souviens qu\u2019il fallait user de beaucoup de r\u00e9silience, car on ne cessait de me r\u00e9p\u00e9ter \u201cque tu ne peux pas gagner ta vie \u00e0 desservir le secteur philanthropique\u201d. Aujourd\u2019hui, les voix se sont multipli\u00e9es pour reconna\u00eetre l\u2019importance du secteur philanthropique, tant sur le plan local qu\u2019\u00e0 l\u2019international, mais force est de constater que, malheureusement, le syst\u00e8me en entier est bris\u00e9. &nbsp; L\u2019information se fait rare D\u2019abord, il va sans dire que nous accusons un d\u00e9ficit majeur d\u2019informations entre les donateurs et les r\u00e9cipiendaires de fonds. Il est tr\u00e8s complexe de cerner avec efficacit\u00e9 de quels \u00e9l\u00e9ments les organismes ont besoin pour r\u00e9ussir, se tailler une place dans l\u2019univers philanthropique et faire une diff\u00e9rence. Nous manquons cruellement d\u2019informations \u00e0 ce sujet et cela n\u2019aide en rien \u00e0 la transparence que nous exigeons d\u2019eux, en retour, notamment sur les ressources n\u00e9cessaires \u00e0 leur fonctionnement ainsi qu\u2019un cadre clair de gestion de ces organismes. \u00c0 ce sujet, nous avons besoin de statistiques pr\u00e9cises qui seront grandement utiles afin de cerner efficacement les besoins et balises de ces OBNL. &nbsp; Philanthropie: Une petite industrie? Selon un r\u00e9cent sondage men\u00e9 par la firme L\u00e9ger, 5 Qu\u00e9b\u00e9cois sur 10 font des dons. En combinant les dons d\u00e9clar\u00e9s et non d\u00e9clar\u00e9s en 2018, la moyenne de don au Qu\u00e9bec s\u2019\u00e9levait \u00e0 224 $ par ann\u00e9e. Une \u00e9tude titrait \u00e9galement, il y a quelques semaines, que le secteur philanthropique repr\u00e9sentait une plus grande part du PIB canadien que le secteur p\u00e9trolier et gazier. Et pourtant, on ne semble pas se pr\u00e9occuper d\u2019encadrer les pratiques li\u00e9es au secteur de la philanthropie, pr\u00e9f\u00e9rant tra\u00eener les vieux mythes d\u2019un secteur qui est g\u00e9r\u00e9 par des b\u00e9n\u00e9voles. Il est grandement temps que l\u2019on se questionne \u00e0 savoir s\u2019il ne serait pas tout \u00e0 fait juste de mettre sur pied un minist\u00e8re qu\u00e9b\u00e9cois de la philanthropie et d\u2019en encadrer les pratiques. D\u2019autre part, il est primordial que le gouvernement qu\u00e9b\u00e9cois se dote d\u2019un plan afin de reconna\u00eetre officiellement les organismes \u00e0 but non lucratif et d\u2019\u00e9tablir des incitatifs pour le public \u00e0 donner davantage. Ainsi, la responsabilit\u00e9 sociale devrait \u00eatre partag\u00e9e entre les individus, les entreprises, les OBNL et les paliers gouvernementaux. &nbsp; La philanthropie comme culture d\u2019entreprise? J\u2019ai pass\u00e9 les vingt derni\u00e8res ann\u00e9es de ma carri\u00e8re \u00e0 marteler l\u2019importance pour les organisations de se doter d\u2019une culture philanthropique forte. Pourtant, de tr\u00e8s grandes entreprises font encore pi\u00e8tre figure \u00e0 ce sujet et tardent \u00e0 jeter les balises claires d\u2019une culture philanthropique qui serait profitable pour l\u2019ensemble des parties prenantes \u00e0 leur organisation. Je ne parle pas ici de motiver un paternalisme corporatif contr\u00f4l\u00e9 par les grandes organisations, mais plut\u00f4t \u00e0 d\u00e9velopper une planification claire, chiffr\u00e9e et visionnaire de ce que repr\u00e9sente -pour eux- une culture philanthropique forte. Nous en sommes, actuellement, loin de l\u00e0. Trop souvent, l\u2019investissement social n\u2019est pas au coeur de la strat\u00e9gie d\u2019entreprise. &nbsp; Quantifier le bonheur J\u2019ai souvent \u00e9t\u00e9 \u00e9branl\u00e9e de constater \u00e0 quel point de nombreux organismes \u00e0 but non lucratif voient leurs demandes de financement \u00eatre refus\u00e9es et perdent de nombreuses opportunit\u00e9s, car il est impossible pour les bailleurs de fonds de \u201cquantifier\u201d et mesurer l\u2019impact du travail effectu\u00e9 au sein de cet organisme. Et les exemples pleuvent. Un OBNL oeuvrant \u00e0 cr\u00e9er le bonheur chez les enfants ou \u00e0 leur permettre de passer du temps de qualit\u00e9 en famille peut potentiellement risquer de voir sa demande de financement \u00eatre refus\u00e9e. Pourquoi? Parce qu\u2019il est impossible de \u201cquantifier le bonheur\u201d. Cette mesure n\u2019entre dans aucune case \u00e0 cocher. \u00cates-vous en mesure de me dire de quelle fa\u00e7on nous pouvons quantifier le bonheur? Les crit\u00e8res de financement ne correspondent pas \u00e0 la mission de tr\u00e8s nombreux OBNL et cela doit changer. Nous devons imp\u00e9rativement revoir les mesures d\u2019impact. &nbsp; La gouvernance: Un peu de rigueur! Apr\u00e8s deux d\u00e9cennies \u00e0 conseiller de nombreux organismes \u00e0 but non lucratif, il va sans dire que la communication avec les conseils d\u2019administration n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 de tout repos. Les responsables? Tr\u00e8s souvent les C.A. eux-m\u00eames! Les conseils d\u2019administration ne sont pas assez effectifs ou inform\u00e9s sur les enjeux r\u00e9els touchant l\u2019organisation et ont souvent tendance \u00e0 offrir une confiance aveugle \u00e0 la direction g\u00e9n\u00e9rale mise en place, les structures de gouvernance n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 revues depuis de nombreuses ann\u00e9es. Comment soutenir ou former les administrateurs \u00e0 devenir plus imputables de leurs d\u00e9cisions? La gouvernance devrait \u00eatre en harmonie avec la direction g\u00e9n\u00e9rale afin d\u2019accomplir la mission de l\u2019organisation. Ceci dit, je c\u00f4toie chaque jour des administrateurs absolument comp\u00e9tents et d\u00e9vou\u00e9s, loin de moi l\u2019id\u00e9e de vouloir g\u00e9n\u00e9raliser. Il est primordial de pr\u00e9parer les conseils d\u2019administration pour les d\u00e9cisions, puisqu\u2019ils sont responsables de la vision et ont le devoir de r\u00e9duire le risque financier au meilleur de leurs comp\u00e9tences. Ces m\u00eames C.A. devraient \u00e9galement avoir l\u2019obligation de s\u2019auto-\u00e9valuer afin de s\u2019assurer que les administrateurs en place soient les mieux plac\u00e9s pour aller recruter le talent n\u00e9cessaire \u00e0 la gestion de l\u2019OBNL et, ainsi, assurer la p\u00e9rennit\u00e9 de l\u2019organisme. Par contre, les guerres d\u2019\u00e9go entre les administrateurs et les directeurs g\u00e9n\u00e9raux sont plus souvent le sujet de l\u2019heure que les enjeux r\u00e9els touchant la r\u00e9ussite de nombreuses initiatives philanthropiques. Il nous faut prendre un important virage collectif et initier les changements qui permettront de \u201cr\u00e9parer le syst\u00e8me\u201d. En collaboration avec Sector3Insights et CanadaDon, nous avons lanc\u00e9 une grande \u00e9tude qui permettra aux OBNL de comprendre plus pr\u00e9cis\u00e9ment les enjeux du secteur philanthropique et de les supporter dans l\u2019am\u00e9lioration de leurs processus organisationnels et de financement. 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